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Les Nantais sont les premiers à battre les Parisiens cette saison en championnat.
Photo : Ludovic Failler/Ouest-France
Le Paris Saint-Germain n’a pas de raison d’en faire une maladie. Certes, il ne terminera pas son championnat invaincu, mais il se consolera avec un titre de champion que nul ne peut lui contester. À voir la mine renfrognée de Philippe Gardent lors de son retour au vestiaire, on n’a pourtant pas de mal à se convaincre que la victoire nantaise lui reste en travers de la gorge.
Comme l’élimination en Coupe de la Ligue à Coubertin, face à cette même « peste » nantaise. « La seule bonne nouvelle de la soirée, c’est qu’on va arrêter de nous casser les pieds avec cette série d’invincibilité. Ce serait bien que Nantes en arrête d’autres. Cette équipe n’est pas à sa place. »
Voilà Paris condamné à faire avec un double accroc à sa saison 2012-2013 et cela ne peut que remplir de fierté Thierry Anti et ses joueurs. Le mot suffit à peine, d’ailleurs, à traduire le sentiment ressenti par l’entraîneur du H. « Je suis très, très fier de mes joueurs, a confié avec un tremolo dans la voix, le technicien nantais. C’est la victoire de l’intelligence et du cœur. »
« Le cœur nécessaire »
Deux atouts dans les manches d’Arnaud Siffert, auteur d’une performance de très haut niveau dans sa cage (18 arrêts), et de ses partenaires, atouts qu’ils ont sorti comme un diable sort de sa boîte… c’est à dire au moment où les Parisiens ont pu croire maîtriser le cours des événements. Car jusqu’à la 25’, le H a éprouvé beaucoup de peine à canaliser ses émotions.
Comprenez qu’à l’image d’un Maqueda très nerveux, trop nerveux, le challenger nantais a d’abord présenté une copie plutôt brouillonne. « J’ai effectué une 1re période lamentable », est convenu l’Espagnol. Mené de 3 buts (6-9 à la 15’, puis 8-11 à la 25’), impatient et donc inefficace en attaque, le H n’offrait alors aucune garantie sérieuse de candidat à l’exploit. « Mais on s’est très bien rééquilibré et on a fait les ajustements qu’il fallait, se félicite Anti. On a été plus patient en attaque, on a changé la défense et on y a mis le cœur nécessaire. »
Et dans un second acte d’anthologie qui a vu Arnaud Siffert s’installer sur un petit nuage (10 arrêts), Maqueda être gagné par une folie ravageuse (4 buts en 5 minutes), la défense nantaise s’ériger en mur de l’Atlantique, le H a bousculé le leader invaincu et renversé le futur champion. « On a cédé face à une équipe surmotivée, a confessé, très fair-play, Luc Abalo. Nantes est vraiment une équipe intelligente, qui a très bien joué le coup tactiquement. C’est sans doute l’équipe qui joue le mieux dans ce championnat. Elle nous a battus deux fois en trois rencontres. Ce n’est pas rien ! »
Ce ne sont pas Rock Feliho et ses potes qui diront le contraire. Plus que capital, l’exploit est réellement majuscule. Chapeau bas !