vous pouvez trouver ici toutes les informations sur les batteries portables, tous models,toutes marques, comblera tous vos besoins de batterie portable.
(Boursier.com) -- L'Espagne, demandera ou demandera pas l'assistance financière des fonds de secours européens ? La question taraude observateurs et acteurs de la zone euro depuis plusieurs semaines, mais surtout depuis que la Banque centrale européenne a annoncé le 6 septembre dernier, un plan de rachats d'obligations. Réunis à Chypre, les ministres des Finances ont sommé Madrid de clarifier sa position.
"Aucune décision n'a été prise". Voilà la réponse des responsables espagnols qui tourne en boucle, ces derniers jours. Une position qui n'est pas sans agacer : "J'aimerais qu'ils se décident parce qu'on n'a pas réussi depuis cet été à connaître leurs intentions", a confié à la presse, le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan.
Recul des taux d'emprunt espagnols
La semaine dernière, la BCE s'est dit prête à racheter des titres souverains de maturité courte (1 à 3 ans) et d'un montant illimité. Reste que, pour bénéficier de ce programme, les Etats qui le souhaitent doivent en faire officiellement la demande. Pour le moment, le plan n'a pas encore été activé mais sa simple annonce a déjà produit des effets sur le marché. Jeudi, le rendement de l'emprunt d'Etat espagnol à 10 ans s'établissait à 5,62% jeudi contre 7,64%, le 24 juillet dernier. "L'annonce du dispositif a contribué à restaurer la confiance dans la zone euro et à l'égard de l'euro à travers le monde (...) les fonds de placement réinvestissent leur argent en Europe", s'est félicité le gouverneur de la banque centrale, Mario Draghi, dans un entretien publié vendredi par le Süddeutsche Zeitung.
Madrid pas pressée
Dans cette situation, Madrid ne semble pas vraiment pressée de formuler une demande d'aide. "Il est bien plus important pour nous d'atteindre nos objectifs de réduction du déficit budgétaire et de respecter notre programme de réformes que de parler d'une éventuelle aide", a expliqué le ministre de l'Economie, Luis de Guindos. Les responsables espagnols tentent pas tous les moyens d'éviter une assistance de l'Union Européenne car elle les contraindrait à prendre de nouvelles mesures d'austérité. Au fond, Madrid refuse d'être aux yeux des investisseurs, un deuxième cas grec.
L'Espagne a-t-elle vraiment le choix ?
Pourtant, d'après certains analyses, la détente sur les taux ne se prolongera que si l'Espagne se décide enfin à demander de l'aide. Pour ne pas être perçu comme le cancre de la zone euro, Madrid pourrait donc s'y résoudre, mais seulement si l'Italie fait de même. Selon certains analystes, cette demande interviendrait début octobre, avant la prochaine réunion de l'Eurogroupe prévue le 8.