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Après 18 heures : la participation est bonne, le camp Fillon confiant
Le premier ministre vote à Paris au terme d'une longue attente dans son bureau de vote. La participation est bonne, les files d'attente témoignent d'une certaine désorganisation.
Sur Twitter, de premiers résultats tombent : l'ancien ministre Bruno Le Maire, qui n'a pas pris parti entre Copé et Fillon, annonce que dans son département, l'Eure, 50,6 % ont choisi Jean-François Copé et 49,4 % François Fillon. Selon Le Maine libre, François Fillon aurait obtenu pas moins de 82 % dans son fief de la Sarthe...
Dans le camp Fillon, qui s'est réuni dans un QG hors du siège de l'UMP, l'ambiance est plutôt bonne. "Fillon est plus souvent en tête et avec plus d'avance" est un des éléments de langage que les lieutenants du candidat répètent.
Christian Estrosi, soutien de Fillon, sur BFMTV, va jusqu'à envisager la victoire de son champion : "Il ne faut jamais crier victoire si ce n'est que fédération après fédération, circonscription après circonscription, il semble que sur une immense majorité de ces circonscriptions, les résultats donnent une tendance favorable à François Fillon."
19 h 30 : le camp Copé diffuse ses résultats et ouvre le feu sur la fraude
Jean-François Copé arrive au siège de l'UMP. Les grosses fédérations ne sont toujours pas tombées (Paris, Alpes-Maritimes...). Le camp Copé, comme l'équipe Fillon, affiche sa confiance. A 19 h 58, les proches de l'actuel secrétaire général du parti le disent à leur tour en tête : sur 41 000 bulletins dépouillés, Jean-François Copé aurait une avance de 500 voix, selon son entourage.
Au même moment, l'entourage de François Fillon, sur 50 000 bulletins dépouillés, le dit en tête avec 52 % des voix. Au fur et à mesure du dépouillement, une course-poursuite s'engage : à plusieurs reprises, les deux camps donnent des chiffres contradictoires...
En parralèle s'ouvre un nouveau front : le camp Copé dénonce des irrégularités à Nice, dans la première circonscription, fief de Christian Estrosi et d'une des plus importantes fédérations UMP de France. On aurait compté 500 bulletins de plus que le nombre d'émargements... La tension monte, Eric Ciotti, député de cette circonscription, dénonce des chiffres "totalement faux". Au bout d'un moment, un recomptage ramène l'écart à 80 voix seulement.