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Daniel Narcisse et l’équipe de France ont livré une prestation très poussive, notamment en seconde période, face à la modeste formation brésilienne. AFP/Josep Lago
Loin, très loin, de son meilleur niveau hier, l’équipe de France a néanmoins dominé le Brésil (27-22). Seule la qualification pour les 8 es de finale, validée hier par ce troisième succès de rang, a quelque peu égayé la journée des Bleus.
Claude Onesta voulait profiter des matches contre le Brésil et l’Argentine (aujourd’hui) pour que l’équipe de France peaufine ses réglages. La rencontre face aux « Auriverde » hier n’a sans aucun doute pas répondu aux attentes du sélectionneur. « Je n’aurai pas besoin de faire un long discours aux joueurs, la honte suffit… », a-t-il soufflé après la rencontre. Incroyablement imprécis durant soixante minutes, les coéquipiers de Jérôme Fernandez ont certes décroché leur qualification pour les 8 es de finale, mais la manière a clairement laissé à désirer.
Guigou et Abalo s’illustrent rapidement (2-0, 2 e), tandis qu’Omeyer commence son festival dans le but (5 arrêts en 8 minutes, 15 à la pause, 17 au final). Les coéquipiers de l’Alsacien sont logiquement devant au score après neuf minutes (4-1). Mais les premières imprécisions se font déjà jour, à l’image de Barachet qui égare quatre des cinq premiers ballons perdus par les Bleus. L’indigence offensive brésilienne permet tout de même aux joueurs de Claude Onesta de continuer à creuser l’écart (6-1, 14 e), sans parvenir réellement à capitaliser (9-4, 22 e). À la pause, l’écart est réel (12-5), mais l’impression plus que mitigée.
Et ce n’est pas l’entame de seconde période qui rassure réellement. Honrubia et Karabatic trompent la vigilance de Nascimento (15-8, 36 e), mais l’axe central de la défense se montre parfois trop laxiste et le Brésil s’enhardit (16-12, 39 e). Un 3-0 initié par Abalo (19-12, 44 e) puis deux buts consécutifs de Porte donnent de l’ampleur à l’avance tricolore (22-13 à la 46 e mais 22-18 à la 52 e). Si le danger n’était pas vraiment pressant, il fallait trois buts de Narcisse pour éviter une énorme déconvenue (26-20 à la 58 e, 27-22 au final). « On n’a pas bien joué, mais on n’a jamais été inquiété, estime Nikola Karabatic, se limitant à ne parler que du jeu. Il n’y a rien d’inquiétant. Trois matches, trois victoires, on va de l’avant. Et il reste encore deux rencontres pour se lancer avant les huitièmes de finale. »
Mais entre l’annonce de la convocation de l’arrière devant le juge d’instruction de Montpellier le 29 janvier, l’entorse à la cheville gauche de Sorhaindo et sa prestation sans relief face au Brésil, l’équipe de France n’a assurément pas connu hier sa plus belle journée depuis son arrivée à Granollers. Demain est un autre jour…