Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

vous pouvez trouver ici toutes les informations sur les batteries portables, tous models,toutes marques, comblera tous vos besoins de batterie portable.

Publicité

Vaste déploiement policier près des lycées du Bas-Rhin après des menaces

Des policiers devant un lycée à Strasbourg.

article + vidéo Dans un message posté sur un forum internet, un internaute indique vouloir «laisser sa trace dans l'histoire» et avoir emprunté une arme. Un appel à témoins a été lancé.

Plus de 750 policiers et gendarmes ont été déployés vendredi à titre préventif devant les 59 lycées du Bas-Rhin, et un appel à témoins a été lancé, après qu’un adolescent eut menacé sur internet de commettre une fusillade. La vigilance devait être maintenue samedi matin dans les lycées ouverts ce jour-là.

 

«Des menaces ont été émises sur internet. Il faut continuer à en mesurer la véracité», a déclaré le ministre de l’Intérieur Manuel Valls en marge d’un déplacement à Annemasse (Haute-Savoie). «Nous avons décidé de la prendre au sérieux», a-t-il ajouté, appelant à ne «pas céder a la panique».


Cette mobilisation exceptionnelle a été mise en place vendredi, et devait être maintenue samedi matin avant le long week-end de la Pentecôte.

 

Elle a été provoquée par un long message anonyme intitulé «Tout s’arrête bientôt», envoyé mardi soir sur un forum internet consacré à des jeux.

 

«J’habite dans une certaine ville, où se trouve un certain lycée, et vendredi, je laisse ma trace dans l’histoire», a écrit l’inconnu, ajoutant: «La vie de beaucoup de gens, dont la mienne, finira ce jour-là», selon un fac-similé du message repris par le site Rue89 Strasbourg.

 

«Mon oncle a un fusil de chasse, j’en ai profité pour lui "emprunter" son semi-automatique. Je sais comment l’utiliser, et je l’utiliserai croyez-moi», ajoute l’anonyme. «Je dis vendredi car j’ai besoin d’encore quelques préparations, et pour laisser une chance à la police. (...) Messieurs de la police, venez, je vous attends. Vous avez jusqu’à vendredi»,a-t-il conclu.

 

Les enquêteurs ont diffusé une photo du jeune suspect. Le cliché, extrait d’images de vidéosurveillance du cybercafé d’où le message de menaces a été envoyé, montre un adolescent vêtu d’une capuche de couleur foncée. Ce cybercafé est situé à Strasbourg, ce qui a conduit la police à concentrer les recherches dans cette ville et dans le département du Bas-Rhin.

 

Devant un lycée du centre de la capitale alsacienne un groupe de lycéens s’échangeait un smartphone pour regarder la photo du suspect vendredi après-midi. La nouvelle était au coeur des discussions au pied de la cathédrale et sur les réseaux sociaux, où de fausses rumeurs d’alertes à la bombe ou d’évacuation de lycée ont circulé. Mais tandis qu’une adolescente, Hélène, s’avouait «inquiète», son groupe d’amis refusait de céder à la panique.

La police restait «particulièrement vigilante» vendredi soir. «Des portes se sont ouvertes, d’autres se sont fermées, nous vérifions toutes les pistes», a indiqué à l’AFP un de ses responsables.

 

Un numéro vert a été mis en place pour identifier le jeune homme: le 03.90.23.13.05, a annoncé le procureur de Strasbourg, Michel Senthille. «Un dispositif important a été mis en place pour identifier l’auteur de la menace et parer au passage à l’acte, auto ou hétéro agressif», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Ce dispositif, déployé devant les 59 lycées du Bas-Rhin selon le rectorat, comportait plus de 750 policiers et gendarmes vendredi, a détaillé le préfet d’Alsace, Stéphane Bouillon.

 

Les forces de l’ordre exercent une «vigilance accrue quant à l’accès aux établissements de toute personne inconnue ou d’anciens élèves», a précisé une porte-parole du rectorat.

 

La photo du jeune suspect est montrée aux lycéens dans l’espoir qu’il soit reconnu, selon le parquet.

 

S’il s’agit d’un canular, il est «de très mauvais goût», a ajouté M. Senthille. Dans ce cas son auteur encourrait une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende, a-t-il précisé.

 

Le message, dans lequel l’auteur dit en avoir «marre» de la vie et n’avoir «plus d’amis depuis le collège», a été repéré par un adolescent des Yvelines. Il en a parlé à sa mère, qui a prévenu le commissariat de Versailles.

 

L’enquête a ensuite permis de remonter jusqu’à un cybercafé situé dans un quartier proche de la gare de Strasbourg. Le jeune internaute a pris soin, pour écrire son message, d’utiliser un logiciel de brouillage. «Indubitablement il y a une réflexion», a commenté à ce sujet le procureur.

 

Interrogé sur le profil psychologique du jeune homme, le magistrat s’est contenté d’observer, «sans en tirer de conclusion», qu'«il n’y a qu’une faute d’orthographe dans le message, sinon il est écrit dans un français parfait».

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article